Accueil
> Actualités > Solidarité
       
Sport
Société
Economie
Culture
Enfance
Urbanisme/Logement
Focus
Solidarité
 
Festival Mandé Niaka au Mali

Symbole de la coopération décentralisée entre la communauté de communes de Sainte Maure de Touraine et la commune rurale du Mandé au Mali , le festival « Mandé Niaka » a été créé en décembre 2007. A cette occasion 50 personnes de la communauté avaient fait le déplacement au Mali, soit par la route soit par avion. Vous pouvez retrouver l’histoire de cette première aventure sur le site « skyrock.com », pseudo « le-mali », code « basket ».

En 2009, ce sont 30 personnes qui ont fait le voyage pour la seconde édition du festival qui a eu lieu au village de Nafadji les 12 et 13 décembre. Un logo a été créé spécifiquement pour l'évènement.  

Vous trouverez le récit de ce voyage à travers cette rubrique.

Elle a été mise à jour en fonction des disponibilités de communication car le réseau malien ne couvre pas l'intégralité du territoire et les différents groupes de voyageurs n'ont pas fourni les informations et les photos nécessaires à une alimentation quotidienne du blog.
Cependant un "rattrapage" a été fait dès que possible. Il est donc important de visionner l'ensemble de la page pour retrouver les nouvelles de tous.

 

 

 

 

 

Retour pour tous

Le dernier groupe (de sept) est arrivé dimanche soir. Un voyage parfait qui confirme la qualité d’Air Mali. Ponctualité, qualité de l’accueil et du service, confort du pilotage, …félicitations ! Cerise sur le gâteau : Joël avait eu le « réflexe » de monter la valise de cabine d’une hôtesse « classe mannequin ». Champagne en récompense pour lui et …les six autres : solidarité oblige !   Merci aussi à Bernard pour sa disponibilité de chauffeur malgré le temps.

Un voyage de retour où nous avons eu droit à « une terre vue du ciel » exceptionnelle : le delta intérieur du Niger, le Sahara, la méditerranée , Marseille, la Provence sous la neige, les Alpes très blanches, … et des nuages à la rencontre de la Loire.

                        

Quelques croquis de voyage de Marinette

 

Des entreprises et organismes solidaires

Remise de matériel pour équiper la commune du Mandé : un lot de matériel informatique offert par l'entreprise Aerys (Sainte Maure), la CPAM (Tours), l'instutut d'urbanisme Ile de France (Paris) a été remis à Mamourou Keita. Il permettra d'équiper les bureaux de la mairie complètement dépourvus.

Un lot de téléphones portables lui a également été remis.

Un appel est lancé pour un équipement de sono portable ou facilement déplaçable, ainsi que pour de la documentation technique et administrative.

Samedi 19 décembre : Suite Festival Mandé Niaka


Le maire, Mamourou Keita a souhaité associer les sept derniers de la délégation pour la remise du premier prix du festival, unanimement attribué aux marionnettes  de N’Tanfara situé sur le plateau des monts Mandingues.
Un accueil particulièrement chaleureux de ce village sarakolé très isolé dans une petite vallée de la montagne : tir des chasseurs, danses de masques, discours, marionnettes, remise de fruits (une spécialité du village).
Nous avons à nouveau pu apprécier la grande qualité de ces marionnettes. Nous aurons peut-être l’occasion de les revoir...

Vendredi 18 décembre

Un programme de coopération pour 2010 – 2013.
Les orientations stratégiques de la coopération future entre la commune rurale du Mandé et la communauté de communes avaient été définies le 12 décembre lors d’une réunion associant le maire, Mamourou Keita, et ses proches collaborateurs, le Président Serge Moreau, le vice président Christian Barillet et Philippe Terrassin, conseiller communautaire : un programme sur 4 ans (2010 – 2013), orienté prioritairement sur l’écotourisme, impliquant élus et populations, centré sur la commune du Mandé mais ouvert sur l’Amicale des municipalités du Mandé (AMUMA).
Plusieurs rencontres ont été organisées dans ce but avec Stéphane Kefferstein (OMT), Lanceni Keita (PDG du bureau d’études AGEMOD), Bandiougou Diawara, Modibo Diabaté (coordonateur AMUMA), M. Faraman Bagayogo (président du réseau Parad).
Une synthèse a eu lieu à l’ambassade de France où Mamourou Keita, Modibo Diabaté et Christian Barillet ont été reçus par Sarah De Rekeneire, chargée de la coopération décentralisée. Ce projet de coopération s’affirme réellement comme exemplaire. Il sera rédigé dans le mois à venir, Mamourou Keita devant venir à Sainte Maure fin janvier pour le finaliser.

Séchoirs solaires
Suite à la rencontre avec le groupement de femmes « Délices du Mandé » présentes au festival M. Mamourou Keita a tenu à examiner les possibilités d’appui qui pourraient leur être apportées considérant leur démarche exemplaire. L’équipement en séchoirs solaires apparait comme une bonne réponse en ce sens. Il a tenu à rencontrer le fabriquant.

Ces appareils ont été mis au point dans les années 90 au Burkina Faso et ont démontré leur efficacité. Ils sont utilisés par les producteurs du convivium slow food Mali.

 

Jeudi 17 décembre : slow food


A Eurogusto, la CCSMT avait intronisé un représentant du convivium slow food au Mali, M. Abdoulaye Congoulba. Lors du festival Mandé Niaka nous avons rencontré Mme Guindo, femme particulièrement dynamique qui a créé une coopérative de femmes productrices de produits de maraichage, « les délices du
Mandé ». Elle nous a demandé de l’appuyer dans sa recherche de débouchés pour leurs produits. Le lien a été fait avec le convivium slow food car ceux-ci sont « bons, propres et justes ». Par ailleurs un soutien à ce groupement de femmes sera étudié dans le cadre du projet pluriannuel de coopération avec la commune du Mandé. Le siège du convivium slow food est le restaurant « le bafing » au quartier du fleuve, quartier général de plusieurs « touristes sainte-mauriens » en 2007. Le patron, aussi président du convivium, M. Ibrim Tounkara, nous a accueilli avec beaucoup de gentillesse.

Visite ensuite chez Mme Guindo et échanges particulièrement intéressants avec le groupement de femmes. Plusieurs adhésions au convivium sont en vue : Le Rabelais, le groupement de femmes « Délices du Mandé », Bandiougou, …

Mercredi 16 décembre : regroupement à la "base vie Le Rabelais"

Les circuits sur le Mandé sont terminés et ont sucité une grande satisfaction. Tout le monde se retrouve avec bonheur au Rabelais où Monique Doray est aux petits soins. Départ à l'aube pour le "groupe Duverger - Delugré",  "impatients" de retrouver le froid et la neige... Pour les autres, les bijoutiers de Bamako ont encore plein de ressources! Bon voyage aux partants! Bernard profitera du voyage retour pour rédiger l'article sur Monique Doray pour la NR.

Lundi 14, mardi 15, mercredi 16 décembre 2009
Circuits éco-touristiques


Dès lundi 14, à peine reposé du festival, les éco-touristes de Sainte Maure se sont lancés à la découverte du Pays Mandé. Pas toujours facile et confortable mais la satisfaction de l’aventure est là.
Le fleuve Niger à Kirina en compagnie de Lassana Kamissoko pour un groupe du 15. Après quelques kilomètres dans la savane, vierge après les pluies de l’hivernage, où les herbes dépassaient les 4x4, seulement guidés par les sentiers animaliers, l’arrivée au fleuve fut la grosse récompense. Installés sur un banc de sable une heure de « conférence-débat » sur la sauvegarde du fleuve, en attendant l’arrivée des pirogues. Si nous avions pu transmettre cela à Copenhague !!
Débat poursuivi sur l’eau en évoquant la déesse du fleuve Faro et les hommages que les habitants continuent de lui rendre avant de passer à l’exercice de pèche avec les filets. A ce moment plus personne ne s’inquiétait de mettre les pieds dans la boue, tout était bonheur ! Même l’égarement dans la brousse au retour fut vécu comme une expérience tant la confiance dans les guides était grande. 

Site incomparable de l’arche de Kamadjan. Le guide Siriman Camara, membre de la confrérie des « donzos » (chasseurs) nous a initiés (2ème groupe de huit) à la géomancie faisant découvrir plus concrètement les pratiques animistes. Le passage par la cascade sacrée de Djédjéma et un village datant du 13ème siècle ont été l’occasion de revivre, à travers des traces, l’histoire du peuple africain.
Enfin un parcours de découverte des plantes médicinales, alimentaires et « sacrées » avec une description précise de chacune de leurs fonctions. Une découverte fantastique d’un patrimoine matériel et surtout immatériel à conserver précieusement. Nous n’oublierons pas l’accueil toujours merveilleux des habitants en plein cœur de la brousse.

 

Village de Nafadji :
Nafadji reste un village authentiquement rural du fait de son isolement des grandes routes. Par ailleurs depuis 20 ans il a appris à accueillir les étrangers. C’est donc avec beaucoup de naturel qu’il offre ses activités quotidiennes rurales aux touristes sous la conduite des guides locaux : Sina et Bourama.
Une originalité le mardi : le marché où on trouve tous les produits locaux, à l’état brut ou préparés. Les beignets et les arachides ont eu la faveur des sainte-mauriens.
Au programme de la visite : le travail du karité, les forgerons, le bois sacré, la fabrication des instruments de musique en calebasse, la construction d’un grenier en banc, … mais aussi la visite du collège, de l’école (avec, nouveauté, deux institutrices !), de la maternité, de la maison des jeunes,…

Après festival : SATISFACTION !

Depuis 2 jours nous ne cessons d’enregistrer des satisfactions sur le déroulement et la qualité de ce festival.
Le maire Mamourou Keita : « les festivals sont souvent des coquilles vides, ici elle était presque trop pleine tant le contenu était riche. Néanmoins j’aurais voulu faire plus. Nous allons nous attacher à parfaire l’organisation et aussi les partenariats afin de trouver un équilibre financier ». Il a renouvelé ses félicitations à Sina Keita (président du comité de développement de Nafadji) pour son engagement très fort, de même que celui des chasseurs, animateurs, jeunes et habitants du village.

A Nafadji : unanimité pour exprimer une satisfaction sur la qualité du festival et l’honneur qui a été fait publiquement au village et à ses partenaires pour leur engagement dans cette initiative communale.

Bandiougou Diawara et la délégation de l’UNESCO : le niveau du débat lors de la conférence du dimanche a impressionné ainsi que l’engagement des chasseurs pour défendre le patrimoine et l’environnement de leur territoire. Tout doit changer pour sauver le fleuve, la forêt, le pays Mandé. L’ensemble de la délégation, et tout particulièrement Bandiougou, a apprécié.


Le député, Lancéni Keita : Très présent sur le festival, le député y a apporté un soutien très fort tant sur le plan politique que matériel. Les consignes de sécurité nationale liées aux évènements de Guinée ne permettant pas de résider sur place comme prévu, il a mis à disposition son campement de Sibi distant de 15 km. Il est convaincu que cet évènement aura un retentissement important dans les mois à venir.

Fodé Moussa Sidibé, l’expert : « c’est un évènement qui a comblé toutes les attentes et en particulier celles des populations qui se sont rendu compte du renouveau et de l’évolution ; c’est un élément essentiel pour l’avenir »

Mandé Niaka : la presse en parle

Dès samedi 12 la chaine nationale (ORTM) a relaté le festival dans son journal du soir. Lundi et mardi trois grands quotidiens (Les Echos, Le Républicain et Info – matin) faisaient de même à travers des articles particulièrement élogieux. La radio nationale a aussi longuement couvert l’évènement. Une grande satisfaction pour le maire. Lisez l'article du Républicain Malien ici

 Dimanche 13 décembre 2009
FESTIVAL MANDE NIAKA

Conférence - débat de deux heures  afin de restituer l’étude sur le patrimoine de la commune du Mandé réalisée dans le cadre du projet « Niger – Loire, gouvernance et culture ». La présence d’une délégation de la « Convention France  UNESCO » et la participation de 200 personnes, des chasseurs en majorité, a donné un éclat particulier à cette réunion pilotée par Bandiougou Diawara, chef du projet à Bamako. Un débat particulièrement animée en bambara, traduit en français, centré sur la valorisation du patrimoine, la protection de l’environnement,  le rôle des chasseurs, notre coopération avec le Mandé.

 

Festival Mandé Niaka : clôture à 13h
La clôture s’est organisée d’abord par l’expression d’une grande satisfaction des élus et des partenaires pour l’initiative de ce festival qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes autour du patrimoine traditionnel villageois. Beaucoup de messages sympathiques à l’attention de la communauté de communes de Sainte Maure de Touraine et la remise d’un cadeau symbolique, un Simbi, instrument de musique spécifique aux chasseurs. Le maire du Mandé a renouvelé son souhait de construire une case des chasseurs dans la communauté de communes et nous a remis, à cet effet, un échantillon de banco. Au nom du président Serge Moreau, Christian Barillet s’est engagé à soutenir ce projet, à y loger le « simbi » et à tout faire pour qu’un musicien de Sainte Maure joue de cet instrument avec les chasseurs lors du 3ème festival comme ceux-ci l’ont souhaité.

Réunion du comité de pilotage du projet PARAD « réseau inter territoires pour l’éco-tourisme et le développement durable ». Le comité de pilotage a profité du festival pour se réunir. Ce fut l’occasion pour exprimer  la reconnaissance des membres du projet pour l’accueil réservé à la délégation par la communauté de communes de Sainte Maure du 6 au 9 novembre dernier.

Retour pour certains
C’est avec beaucoup de regrets que sept membres du groupe – dont le président Serge Moreau maintenant intronisé dans la confrérie des chasseurs du mandé - quittent le festival le samedi en fin d’après midi pour reprendre l’avion le dimanche matin. Bon retour !

Au retour du festival : la panne !
C’est courant en Afrique tant les véhicules souffrent sur les routes. Nous y avons eu droit  à plusieurs reprises et en particulier au retour du festival dimanche 13. Ce fut l’occasion d’expérimenter le taxi local « le dourouni » pour rentrer au Rabelais non sans avoir du dialoguer avec un policier pointilleux sur le nombre de passagers !

Samedi 12 décembre 2009
FESTIVAL MANDE NIAKA

C’est aujourd’hui le point culminant du séjour : le festival Mandé-Niaka.
8h : départ du premier groupe avec le minibus de l’hôtel. Après un ravitaillement en carburant, la mise à niveau de la pression des pneus et une bonne trentaine de kilomètres, voici le site choisi par la commune du Mandé pour accueillir le festival. En bordure du goudron (de la route), à l’embranchement de la piste qui mène à Nafadji, un grand espace a été nettoyé, des abris bâchés ont été montés, des néons, des sièges, des banderoles ont été installés. Les chasseurs et la population commencent à affluer. Des femmes cuisinent le bœuf et le riz, d’autres vendent des fruits ou s’occupent de l’eau. Des jeunes gens de la commune qui arborent un tee-shirt aux couleurs du festival escortent les invités. Les gendarmes sont présents pour assurer la sécurité des festivaliers.

Les élus de la communauté de communes de Sainte-Maure de Touraine, Serge Moreau (président), Christian Barillet (premier vice-président) et Philippe Terrassin (conseiller communautaire), mais aussi Claudie Barillet et quelques voyageurs ont l’honneur d’être admis au sein de la confrérie des chasseurs. Des tenues ont été confectionnées à leur intention, elles reflètent le « grade » de chacun d’eux. La tenue de Serge Moreau a été personnalisée du nom de la Communauté de communes.
Le festival commence par le défilé des chasseurs après un long rituel où seuls les initiés et les membres de la confrérie sont admis. Le maître donne les consignes, des histoires sont échangées, des rites exécutés...
Après le défilé des chasseurs vient la parade des masques, les chants et les danses… un spectacle magnifique où la population de Nafadji tient un rôle prépondérant en l’honneur de l’amitié qui l’unie avec Sainte-Maure de Touraine depuis maintenant 21 ans.
Les discours représentent une étape importante du festival car chaque intervenant, le Maire du Mandé, Mamourou Keïta, le député de la circonscription, Lanceni Keïta, et le représentant du ministre de l’environnement Malien réaffirme leur volonté de poursuivre cette coopération en impliquant l’ensemble de la population du Mandé.

Serge Moreau et Christian Barillet ont remercié les élus et l'ensemble de la population pour leur accueil et apporté le message de solidarité de la CCSMT pour que cette initiative.

Ils ont également renouvelé leur gratitude vis à vis des chasseurs qui ont accueilli des "étrangers" au sein de leur confrèrie.

Avant la prise de parole de chaque orateur malien, le griot le présente en parlant de sa lignée, situe son action. Quelques discours sont ponctués par les approbations du griot : « C’est bien ! », « C’est vrai ! », « C’est la vérité ! ». A l’issue de chaque intervention, un ou deux coups de fusils (un nuage de poudre) sont tirés par les chasseurs.
Le repas (riz, légumes et viande) est servi aux visiteurs et aux autorités au campement de Siby à une quinzaine de kilomètres du site. Vers 15h, la danse des masques et les chants reprennent et c’est la fête jusqu’à la tombée du jour.

Veillée des chasseurs

Commencée vers minuit le samedi soir  la veillée a rassemblé plus de 150 chasseurs dont une trentaine de musiciens (simbi) et chanteurs. Chants des épopées des chasseurs, de leurs valeurs, danses symboliques, … une expression particulièrement impressionnante de ce patrimoine exceptionnel que de très nombreux villageois ont suivi avec émotion.

Vendredi 11 décembre 2009

Deuxième jour de voiture pour rallier Bamako pour le groupe en provenance de Mopti. Le goudron a remplacé la piste… et les kilomètres défilent.
Au cours de la matinée, dans un village, le chauffeur bifurque, s’engouffre dans la cour d’un petit hôtel local et annonce qu’il va prendre une douche ! Les passagers en restent pantois… Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ? En fait de douche, le chauffeur parlait pudiquement d’aller aux toilettes !!!
La pause déjeuner a lieu dans le « petit paradis malien » de Terya Bougou que les voyageurs visitent à leur tour.
Vers 19h30, la nuit est tombée depuis plus d’une heure et le long et fatigant voyage touche à sa fin au cœur de Bamako surchargé de circulation, d’embouteillages, de coups de klaxon, de poussières et de pollution. Tout à coup, à quelques encablures de l’hôtel, au beau milieu d’un carrefour, c’est la panne ! Sans prendre garde au désordre qu’il crée, le chauffeur descend, ouvre le capot et répare en quelques minutes cette panne électrique.

Pour la famille et Claudie, lever de bonne heure ce vendredi afin que Joseph puisse mener à bien la mission qui lui a été confiée par le collège Célestin Freinet de Sainte-Maure de Touraine. Mais au moment de partir, le chauffeur n’est pas au rendez-vous, il ne s'est pas réveillé. Il faut l’attendre une heure !
A Nafadji, les collégiens et leurs professeurs sont présents. C’est Monsieur Sissoko, le directeur, qui accueille la « délégation ». Joseph lui remet une lettre de Monsieur Savarit, le principal du collège de Sainte-Maure. Au professeur de physique, Joseph remet une lettre de son homologue français, Monsieur Baylin, un manuel de physique et deux mallettes de matériel pour réaliser des expériences et des montages électriques. Ces dernières ont été préparées par les élèves de l’option sciences physique sous la houlette de leur professeur. Malheureusement, il n’est pas possible de réaliser une démonstration devant les élèves car c’est le jour des évaluations.
Joseph remet aussi à Monsieur Sissoko les courriers et les photographies des élèves français du club Mali qui souhaitent correspondre avec les jeunes maliens. Le club Mali est aminé par Monsieur Vandendorpe, professeur d’histoire - géographie, et par Madame Accoh, professeur de lettres. Chaque correspondant malien est pris en photo et Joseph à la chance d’être photographié avec sa correspondante, Saïta Adama.

Il faut laisser les collégiens retourner à leurs contrôles, alors vient la visite de l’école primaire en compagnie de son ancien et de son nouveau directeur. 392 élèves sont scolarisés à Nafadji et répartis en 6 classes extrêmement chargées. Une classe compte 86 élèves tandis que la 3ème (l’équivalent de notre CE1) en compte 101 !!! Mais l’équipe enseignante est jeune et motivée…
La leçon de 6ème (CM2) porte sur les homophones « et » et « est », sur l’aire d’un carré et sur la géographie du Mali.
La visite s’achève par une photo des professeurs sous le manguier.

 

Vers midi, avant de quitter Nafadji, Joseph se rend chez le professeur de physique afin de parler avec lui du matériel d’électricité. Le professeur est déjà en train de tester le matériel, il est enchanté de l’envoi et serait très content de recevoir d’autre matériel et d’autres manuels. A l’avenir, il faudrait prévoir une alimentation solaire pour ce type d’équipement car les piles sont particulièrement onéreuses pour ces établissements sans budget.

De retour à Bamako, la journée se poursuit par une exploration du marché rose, le marché des artisans, à la recherche des souvenirs à rapporter en France.

Vers 18h30, le groupe des 16 rentre à l’hôtel puis c’est au tour du groupe de Tombouctou. Après une douche bien méritée, ce sont les retrouvailles, les échanges d’impressions, de souvenirs, d’anecdotes autour de l’apéritif et du dîner pris tous ensemble.

 

Jeudi 10 décembre 2009

 

Après une matinée calme à la rencontre d’artisans d’art, Claudie et les quatre membres de la famille sont partis en direction du Mandé et de Nafadji. Ils ont pique-niqué dans un abri sous roche utilisé autrefois par les populations locales comme refuge en cas d’attaque. Une partie de ce lieu sert encore aujourd’hui lors de rites sacrés.


Table forgée par un artisan

Arrivés au village, ils ont découvert le campement de Nafadji et aussi le site où aura lieu, samedi et dimanche, le festival Mandé-Niaka. Mais impossible de se rendre à l’école ou au collège car les professeurs et les élèves étaient absents.
La visite est reportée à demain matin.


Abris sous roche

Un arrêt le long du fleuve Niger prés de Samalé où s’était déroulé le premier festival, a permis de voir le développement du maraichage.

De retour à Bamako, Claudie a rencontré, le maire de la commune du Mandé et son conseiller en communication afin de régler les derniers détails du festival.

 


Pinasses de marchandises en convoi

Le groupe du Pays Dogon n’est pas joignable, mais leur arrivée était prévue en soirée à Terya Bougou.

Le groupe de Tombouctou : départ de Tombouctou pour une journée entière de piste, le long de la chaussée plusieurs accidents et des animaux renversés pendant la nuit. Aux arrêts, les enfants demandent des bouteilles en plastique vides, des « bidons » qu’ils échangent ensuite contre des glaces à l’eau.
A l’étape de Mopti, en soirée, la bière fraîche prise au bar « le Bozo » (du nom d’une ethnie de pêcheurs qui vit près du fleuve) est plus que bienvenue. Le dîner et la nuit ont lieu à l’hôtel Canari de Sévaré, à quelques kilomètres de Mopti.

Le groupe Duverger, Durand, Delugré, Legros, Savoie, Bonnet, Faro

Mercredi 9 : au pays Dogon

Après diverses péripéties (« tourista », pistes « un peu » dures, …) le groupe arrive au campement de Didjibona : couscous et nuit sur la terrasse sous les étoiles.

Descente de la falaise de Bandiagara – 200 m de dénivelée, 1h30 de marche – pour arriver au village de Kenikonbolé.

Descente de la falaise

Une halte au « campement fromager » (il s’agit d’un arbre !) puis visite de Teli. Grosse chaleur (45°c) qui a obligé à ralentir pour attaquer la remontée de la falaise. Visite du village troglodyte. Un final un peu difficile à cause des véhicules. Au-delà du paysage exceptionnel la cohabitation de l’animisme et des religions catholique et musulmane surprend.

village Dogon

Jeudi 10 au port de Mopti

Pour le même groupe découverte de ce carrefour de la navigation commerciale (marchandises et passagers) sur le fleuve Niger. Une activité de navigation touristique qui commence aussi à se développer. Un marché typique avec les poissons séchés (attention l’odeur !), le sel du désert, et les nombreux produits d’échange. Visite du chantier naval : construction de pirogues.

Vendredi 11 à Djenné, Teryabougou et Ségou

Passage du bac qui a failli se terminer dans l’eau pour les véhicules, visite de la ville (patrimoine mondial de l’UNESCO) particulièrement imprégnée par la religion musulmane. La mosquée est en restauration permanente : une des tours s’est effondrée suite aux pluies violentes de la dernière saison d’hivernage.

mosquée façade consolidée

Terya Bougou, village entièrement créé par le père Bernard Verspiren, un modèle d’écotourisme. Nuit dans des chambres sobres avec quelques « animaux de compagnie » pour certains. Visite de l’école et du dispensaire.

Tissage d'écorse de baobab

Ségou : visite d’un atelier de teinturiers où chacun a pu s’exprimer sur une petite pièce de tissu avec divers colorants naturels – décoctions de feuilles, d’écorces, terre pour réaliser un « bogolanfini » emporté avec quelques achats.

Matériel des teinturiers

Tombouctou, une ville baignée par l‘histoire


Même si le chef d’état libyen a offert un canal entre le Niger et la ville de Tombouctou (ville de sa mère) distante de 10km, les pirogues n’y accèdent pas et c’est en 4x4 que nous rejoindrons le très sympathique hôtel Caravansérail avant de visiter la ville à la tombée de la nuit. Le lendemain une escapade dans le désert afin de prélever un échantillon de sable et admirer quelques chameaux puis une visite studieuse de cette ville baignée par le patrimoine immatériel mais aussi encombrée par les vendeurs de souvenirs : dommage car les habitants sont très accueillants.

Accueillant à l’image du maire adjoint, Adraoui Maiga, qui nous a reçu afin de saluer nos deux voyageurs originaires de Mauzet sur le Mignon (Philippe Brun, Michèle Mandé) comme l’explorateur René Caillié que Tombouctou a redu célèbre.

De Mopti à Tombouctou par le fleuve

Une aventure exceptionnelle dont rêvaient les neuf  qui s’y sont lancés. Départ le 7 décembre de Mopti au lever du jour, un embarquement «dynamique»  à l’image de ce  port mythique.  Deux jours de navigation dans une pirogue traditionnelle mais suffisamment spacieuse pour apprécier cet environnement remarquable  du  «delta intérieur » du  fleuve Niger. Les «escales», la traversée du lac Ebo, les rencontres avec les pécheurs ou les pirogues de transport… tout  un monde, un autre monde ! Nous nous souviendrons des deux étapes à  Nyafounké, le village du célèbre Aly Farka Touré.

Campement dans les dunes

Des escales toujours étonnantes

Nyafunké, le village d'Aly Farka Touré

Lever du jour

Trois jours en pirogue

 

Mercredi 9 décembre 2009

Quel réveil ! Des dizaines de chants d’oiseaux sortent tout le monde du sommeil !

Quelle surprise !
Après les paysages secs des jours précédents, la végétation est presque luxuriante au cœur de l’oasis de Terya Bougou : le centre, appelé le « petit paradis du Mali » a été construit au bord de la rivière Bani et des milliers d’arbres et de plantes ont été plantés.
La visite du centre fait découvrir toutes les installations : forages, production de bio-gaz, panneaux solaires, école, dispensaire, piste d’atterrissage… mais aussi le verger avec ses bananiers, ses avocatiers et ses pamplemoussiers, le potager avec entre autres ses plantations de patates douces et de calebasses…   Quelques animaux sont aussi regroupés dans un mini-zoo : des tortues (la plus vielle à 82 ans, elle est plus âgée que le grand-père des enfants !), deux crocodiles de 8 mois, un python, un couple de babouins, des paons, des gazelles.   

C’est un enchantement de se promener dans ce centre dont les salariés sont si fiers.

Vers 11h, c’est le départ vers Ségou où le petit groupe arrive à 15h pour la visite d’une teinturerie traditionnelle. Grâce aux explications d’un des teinturiers, chacun découvre les différents types de teintures naturelles (basilanfini, bogolanfini, galafini) et réalise un petit carré de bogolanfini qu’il emporte en souvenir.

Et puis de nouveau, c’est la route, les kilomètres et les villages défilent. Lacine, le chauffeur, est concentré, il doit conduire le groupe à Bamako et ce n’est pas une mince affaire que d’éviter les chèvres, les moutons et les poules qui traversent, que de doubler les charrettes tirées par de petits ânes, les camions chargés plus que de raison et les taxis-brousses, et que de traverser les villages où les gens s’affairent. Au bout de 3 heures, c’est l’arrivée dans la périphérie de Bamako avec ses embouteillages, ses 2 roues par centaines, puis la traversée d’un des ponts qui enjambe le fleuve Niger. Enfin, c’est l’arrivée vers 19h à l’hôtel.

Le groupe de 16 est quant à lui arrivé à Djiguibombo, il a retrouvé Belco qui les guidera demain dans la falaise.

Le groupe de Tombouctou est arrivé à bon port vers 15h et a retrouvé les voitures. Il passera la nuit dans la ville, avant de la visiter et de reprendre la route.

Mardi 8 décembre 2009

La nuit sous un toit de branchages a été agitée, un vent de sable a soufflé du coucher au réveil. Au lever du soleil, le sable fait crisser les dents, les sacs de couchage et les oreillers sont recouverts d’une fine pellicule rouge. Les femmes du  village partent au marché, à pied. Elles portent sur leur tête jusqu’à 40 kg de produits qu’elles vont vendre. La famille, elle, part pour Djenné.

A 5 kilomètres de Djenné, il faut prendre le bac pour traverser la rivière Bani et  rallier la ville, la voiture embarque aux côtés des piétons, des camions et des carrioles. Arrivée à destination, sous la conduite d’un guide local, elle découvre le cœur de la ville et la très célèbre mosquée de terre. 

Au détour d’une rue, les enfants aident même de grands écoliers, des amis du guide, à faire  une partie de leur exercice de vocabulaire : trouver le féminin de taureau, de bélier et de cheval.

14h, il faut reprendre le 4x4 et repartir.
Sur la route, à San, vers 17h, les 4 membres de la famille croise le groupe de 16 personnes en provenance de Bamako. Celui-ci se rend au Pays Dogon : sa prochaine étape est le campement de Djiguibombo dans lequel il passera la nuit avant visiter les villages de la falaise mercredi.

La famille a pris à son bord, Claudie qui continuera le voyage en sa compagnie. Ils se dirigent vers Terya Bougou . Ce camp  de tourisme solidaire est né dans les années 60 de l’amitié entre un pêcheur Somono, Lamine Samaké et un père blanc, Bernard Vespieren. Aujourd’hui, ce centre est la propriété de 60 travailleurs maliens et participe directement à l’amélioration des conditions de vie d’environ 5000 personnes. On y trouve des hébergements, un restaurant, un parc pour les touristes, un dispensaire, une école, une boulangerie pour les gens du village.  

Sans avoir vu le centre puisqu’ils sont arrivés de nuit, les 5 personnes du petit groupe s’endorment pour une bonne nuit de sommeil.

Lundi 7 décembre 2009

Les derniers arrivants ont atterri sans encombre en fin de soirée de dimanche et ont passé leur première nuit à l’hôtel Rabelais. Aujourd’hui, ils ont visités le musée de Bamako et découverts les traditions maliennes (textile, sculpture, architecture…)
A Mopti, qui est située au milieu des champs inondés destinés à la culture du riz, après une nuit très courte, objectif le port pour l’ensemble du groupe. Sous le regard des petits marchands de bijoux, de vêtements en wax, et de cheichs, mais aussi de leurs quatre compagnons de route, sept « aventuriers » embarquent sur une pinasse, une pirogue traditionnelle aménagée pour le transport des touristes, en direction de Tombouctou ; ils donneront peu de leurs nouvelles pendant la navigation car les communications téléphoniques sont difficiles !!!


Des paysages à couper le souffle, la descente vertigineuse de la falaise et l’arrivée dans les villages : Kani Kombolé, Teli, Walia.

Le groupe familial part à pied à la découverte du port de Mopti : pour les enfants, c’est une grande surprise et un choc de cultures…  la foule, les étals, les couleurs, les odeurs (surtout celle des poissons séchés…), les sons, tout est nouveau !Le marché est un grand carrefour d’échanges entre les maliens des 4 coins du pays : les pêcheurs, les agriculteurs, les artisans : forgerons et menuisiers de marine…
Ensuite, la découverte de la mosquée et du reste de la ville permet de plonger au cœur de la vie malienne.
En fin de matinée, c’est le départ vers le pays Dogon via Bandiagara et une fois de plus une magnifique découverte d’un pays exceptionnel.

Belco, le guide, est Dogon, il explique l’histoire, et celle du peuplement, les coutumes, les croyances, la vie quotidienne dans les villages. Il accompagne la famille dans la montée de la falaise à la découverte des anciens villages accrochés sur son flanc. Grâce à sa gentillesse et à son origine locale, la famille rencontre les villageois (chef de village, chasseur, tisserand, anciens...) selon la coutume, et pour les remercier de leur accueil, les enfants leur offrent des noix de cola. 

La journée se termine dans le campement de Walia par une douche prise dans un petit enclos fait de murs avec de l’eau puisée à l’aide d’un broc dans un seau, et par un dîner en compagnie de Belco et du chauffeur, Lacine.

Lundi 7 décembre 2009,
au lever du jour

Après un dimanche marqué par les pannes (changement de voiture, réparation sous l'unique reverbère du village) même une courte nuit fait du bien. C'est l'agitation de tous les départs.
Le soleil est au rendez vous, les chauffeurs aussi...

Nous allons migrer vers le port des pinassses pour les uns et vers les falaises pour les autres.
La bonne humeur est dans nos rangs malgré un envol de duvet et de sac (arrimage trés approximatif du matin,  non retrouvé pour Pierre)...

Tourisme à Bamako et préparatif de départ pour les derniers migrants.

Dimanche 6 décembre 2009

Départ  tôt pour un groupe de 13 afin de rejoindre Mopti (800km) avant la nuit.
Neuf embarqueront lundi matin sur une pirogue traditionnelle,  aménagée pour le transport de touristes,  afin de rejoindre Tombouctou le mercredi 9.  Pendant ce temps la famille Terrassin entamera  une excursion approfondie du pays Dogon.

Nos touristes ont leur « base » à Bamako : l’hôtel Rabelais, tenu par une jocondienne bien connue des  amis de Nafadji  et maintenant du Mandé : Monique Doray.
Elle apporte son soutien au jumelage depuis sa création en 1989.
Bernard Duverger a décidé de faire un article sur cette femme exceptionnelle...à suivre.

Festival Mandé Niaka

Claudie Barillet a visité, vendredi et samedi, avec le maire, Mamourou Keita, le site de Djissoumabougou où se tiendront les festivités du festival. Il se trouve sur le territoire du village de Nafadji, «  sur le bord du goudron » de la RN 5 entre Bamako (35km) et Siby (10km).
Tout sera prévu pour permettre aux touristes de passer la nuit du 12 au 13 décembre et de suivre la veillée des chasseurs.  Les préparatifs s’intensifient.

 

 Samedi 5 décembre 2009

Un premier  groupe de 20 « touristes » à quitté Sainte Maure le matin à 8h pour Orly où trois autres les ont rejoint.

Le vol sur la Compagnie aérienne malienne (CAM) a été d’excellente qualité : ponctualité, accueil, service, confort.

Après une étape à Madrid le groupe a été accueilli à l’aéroport par le maire du Mandé (Mamourou Keita) et la présidente du Comité de Jumelage (Claudie Barillet) arrivée trois jours auparavant pour régler les questions d’organisation.

Serge Moreau, Président de la communauté de communes, fait partie de ce groupe, ainsi que Bernard Duverger, correspondant de la Nouvelle République. 

Rappelons que tous  les voyageurs financent entièrement leur voyage et contribuent à l’organisation du festival à travers une taxe spécifique versée à la commune du Mandé

Retrouvez tous les détails de ce projet en cliquant ici.

 
     
    Ville de Sainte-Maure de Touraine © 2004 communication@sainte-maure-de-touraine.fr  
       
08/09/2010  
   
 
 
Actualités
Le journal
Adresses utiles
Plan
Météo
Numéros d'urgence
Horaires Mairie
Mentions Légales
   
 
Agenda 2010